La muerte se casa
La muerte se casa
A vous tous !
Comment vous remercier de vous avoir rencontré à travers cet atelier, qui propose une activité autour de la photographie. « L'oeil en relief » c'est cette histoire qui m'a amené jusqu'ici, avec vous, pour découvrir encore que nous sommes tous des êtres magnifiques. Il y a pourtant des attitudes qui ne facilitent pas la liberté de nous exprimer et de communiquer ensemble. C'est pourquoi j'ai beaucoup insisté sur la concentration, l'attention, et donc, l'écoute de l'autre et le respect. Ces qualités peuvent s'enrichir ou bien devenir pauvres. C'est à chacun de choisir, de participer ou pas à cette grande ronde qui nourrit nos vies sur la terre.
Même si vous êtes encore très jeunes, vous avez la capacité de ressentir à travers des émotions et des sentiments ce qu'est la beauté en vous. Lorsque pour toi c'est beau, ça ne l'est peut-être pas pour l'autre, ou pas de la même façon. Seulement il est possible d'amener cette beauté partout où l'on va, et de la partager avec d'autres personnes qui peuvent en être sensibles.
C'est ce que j'ai décidé de faire ici avec vous, durant tout ce trismestre. Essayer simplement de trouver un moyen pour qu'il nous soit possible de faire de la photo ensemble, faire des mosaïques ensemble, regarder des photos ensemble, s'amuser ensemble, prendre du plaisir ensemble et voir qu'il nous est possible à tous, de partager les trésors que l'on découvre peu à peu dans notre cœur.
Ces trésors ils existent. Ils sont dans nos yeux, dans nos mains, dans notre pensée et dans notre façon de vouloir du bien au monde. Alors ! Lorsqu'on les rencontre tous un à un, on se rend compte qu'il y en a plus encore et encore plus à chaque fois. Ces trésors nous font devenir des magiciens de la vie.
C'est ce que je vous souhaite de tout mon cœur, de rencontrer la magie, à chaque fois que vous fermez ou que vous ouvrez les yeux. Soyez des magiciens !
Xavier.
Des signes
un langage effacé
par l'érosion d'une mémoire océane
reliée aux mariniers traversant l'horizon,
portés par la découverte d'autres terres,
d'autres dimensions, d'autres voyages
Le guerrier est guerrier parce qu'il reconnaît en lui sa fragilité, son incessant basculement, son déséquilibre permanent et l'alternance de ses propres perceptions. Il est guerrier de cela, parce qu'au coeur de cette fragilité, il sait qu'il ne peut laisser personne en décider à sa place, tout en sachant que la seule décision qui soit valable au sein du grand tout, c'est de se détacher de soi pour que le lien universel soit possible. C'est une décision qui appartient à chaque être et cela il le respecte. Comme il se respecte lui. Il est sur une voie de guerrier, parce que c'est là le seul moyen qu'il a pour tenir face au monde, pour continuer à explorer tout en étant sensible. S'il y a affrontement, alors il y a encore aveuglement. Patience et sobriété doivent se rassembler. C'est du Yi-King. Si un être cherche à tout prix une autorité, un seigneur, un père, alors il finira par bâtir une église, une association, une organisation, une juridiction. Il la nommera et en récoltera les fruits, les pierres, les édifices. Cela sera encore une mise en propriété. A chacun son territoire. Carlos a sauté dans le vide les larmes aux yeux et la peur au ventre. Les larmes aux yeux parce qu'il perdait son mentor. La peur au ventre parce qu'il prenait pleinement conscience de sa solitude. Le Nagual lui a fait un cadeau suprême, non pas au nom de la tradition toltèque, mais de la liberté des êtres.
Xavier.